France , octobre 2002

POINT-RENCONTRE AVEC L'HORREUR

 

Mohamed est en instance de divorce depuis 1999.

Le droit de visite après la tentative de conciliation était  fixé de manière classique un week-end sur deux à son domicile et la moitié des vacances.

Après quelques mois, Mohamed rencontre sa compagne actuelle. Il subit alors un déferlement de jalousie et de haine. La mère lance une dénonciation calomnieuse d'attouchements sexuels.

Durant les six mois de l'enquête, il n'y a eu aucun droit de viste, puis après le classement de l'affaire le Juge aux Affaires Familiales n'accorde que deux heures tous les deux mois dans un point-rencontre de CHAUMONT (Haute-Marne) !
Le père est obligé dans ce système d'attendre des convocations fixées par le point-rencontre !
Ce droit de visite se déroule de façon parfaitement aléatoire, au gré des désirs de la mère. Celle-ci a toujours une bonne raison pour ne pas présenter la petite fille : enfant malade, voiture en panne, départ en vacances.

Lors du dernier droit de visite au point-rencontre de CHAUMONT (dont le siège social est au TGI de CHAUMONT...) la mère entre dans la salle en cachant l'enfant derrière elle, injurie le père, le menace devant l'enfant qui traumatisée par cette situation très violente pleure.("sale pédophile", "je vais t'envoyer en taule", de toute façon tu ne verras plus ta fille, elle n'a plus envie de te voir",...)

Pendant toute la scène qui dure un quart d'heure, la responsable du point-rencontre, une femme d'une trentaine d'années fait montre de passivité et se contente de demander mollement à la mère de se calmer. Elle laisse ensuite la mère partir, sans exiger que celle-ci ne laisse l'enfant au père pour exercer cette visite.

Depuis cette dernière "visite" qui a eu lieu en juin 2002, le point-rencontre n'a plus organisé ni proposé au père aucune visite comme ordonnée dans le jugement.


DROIT DE REPONSE

Association Départementale d'Aide au Justiciable de Haute-Marne (A.D.A.J.)
    T.G.I. rue du Palais - 52000 CHAUMONT
    Téléphone / télécopie.: 03 25 03 93 91

  Le 9 décembre 2002,

Le Président de l'A.D.A.J. 52
À
S.O.S. PAPA 78

 Ayant eu connaissance d'un article publié sur votre site internet concernant l'exercice problèmatique d'un droit de visite paternel (sous le pseudonyme de Mohamed) à notre point-rencontre de Chaumont qui a été ainsi mis en cause, nous sollicitons de votre part la publication en ligne du droit de réponse qui suit afin que vos adhérents internautes puissent bénéficier d'une information objective, par delà les déchirements entre parents dont votre site trouve faire l'écho.

    Notre association d'aide au justiciable en Haute-Marne (A.D.A.J. 52) est mandatée par la Justice pour des enquêtes et médiations pénales et assure également, au plan civil, un point- rencontre deux samedi après-midi par mois, entre parents et enfants à Saint-Dizier et Chaumont mais n'est actuellement pas en charge de médiation familiale. Le but du point-rencontre est seulement de permettre l'exercice d'un droit de visite judiciairement fixé en un lieu neutre et le plus sécurisant possible compte
tenu de situations parentales conflictuelles préexistantes.

    Dans le cas de Mohamed il est évident que les tensions exacerbées entre parents ont malheureusement trouvé à s'exprimer à l'occasion d'un point-rencontre comme cela aurait pu être aussi bien le cas au dehors... Les permanents du point-rencontre ne sauraient qu'assurer la sécurité des enfants en rappelant aux parents l'obligation qu'ils ont, l'un et l'autre, d'adhérer à la mesure judiciaire. Dans le cas de Mohamed cet incident sérieux a fait l'objet d'un rapport au juge aux affaires familiales
seul habilité à prendre une décision quant à la suspension ou la poursuite du droit de visite.

       Pour votre complète information concernant Mohalmed, un nouveau droit de visite a été proposé pour avant Noël aux parents, accompagné d'un avertissement sur la conduite à tenir en ce point-rencontre, et ce dans un esprit de concorde qui sied à cette période de fin d'année. L'A.D.A.J. ne saurait toutefois être responsable du comportement de parents qui
revendiquent chacun une version des faits que ne partage pas l'association qui n'ignore pas des difficultés pour lesquelles elle
a soin de ne prendre aucun parti.

Vous remerciant de bien vouloir veiller dans les meilleurs délais à la mise en ligne de ce droit de réponse de quelques lignes, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de nos sincères salutations.


        JF DEVALLOIR


Position générale de SOS PAPA
12 décembre 2002

Il nous semble que des instances officielles et institutions françaises qui ne permettent à un père et un enfant innocents de ne se rencontrer que une ou deux fois par an, sous contrôle, quelques dizaines de minutes, sous le seul prétexte que la mère y est opposée,  participent gravement à une destruction organisée des structures familiales et violent délibérément les Droits de l'Homme et les Droits de l'Enfant.
La seule démonstration qui est faite dans ce cas est l'inadaptation totale et dramatique du traitement de ces situations par les instances judiciaires et connexes, qui maintient les pères sous une contrainte totalitaire.

L'obstruction faite à la seule issue juste et dans l'intéret de l'enfant, qui serait de confier définitivement l'enfant au père sans délai, avec toutes les aides sociales utiles habituellement si spontanément offertes aux mères, démontre assez la discrimination intolérable faites aux pères dans ce pays, au détriment des enfants et des équilibres sociaux..

Michel Thizon,
Président