5 mars 2013

Pourquoi SOS PAPA existe

 

SOS PAPA a été créée en 1990. Après 20 ans d’une position discrète, son fondateur nous livre enfin les raisons qui l’on amené à s’investir corps et âme dans ce combat.

Après s’être retrouvé veuf avec deux filles, il se remarie et une troisième fille naît rapidement. Quand le bébé a trois mois, la maman se rend chez sa mère à 400 km. Cette dernière, qui était hostile au mariage, manipule la jeune maman en plein baby blues. Pour cacher ses intentions perfides, la belle-mère invite les deux orphelines en même temps, à l’occasion de petites vacances scolaires. Les deux filles du fondateur reviennent après huit jours mais la maman et le bébé ne reviendront jamais.

La maman écrit alors aux Allocations Familiales pour déclarer qu’elle s’est « réfugiée » chez sa mère avec les trois enfants. Immédiatement les allocations familiales sont coupées au père et versées à la mère du bébé, y compris pour les deux orphelines ! Aucun contrôle, aucune consultation du père veuf n’a lieu. Une lettre recommandée à la CAF des Yvelines est nécessaire pour rétablir les allocations des deux aînées à leur seul parent.

La belle-famille lance un divorce « pour faute ». Le père tente d’amener une médiation familiale, sans succès. Une enquête médico-psychologique a lieu à laquelle le père et ses filles aînées se soumettent. La mère refuse de se rendre à la convocation. Malgré cela la juge aux affaires matrimoniale, sous prétexte « d’existence d’un conflit parental », retire l’exercice de l’autorité parentale au père et lui accorde des droits de visite ordinaires et une pension à payer évidemment. Le bébé n’a alors pas vu son père depuis six mois. Imaginons ce qu’aurait été la décision si c’était le père qui avait refusé de se soumettre à l’enquête médico-psychologique !

Le jugement de divorce puis l’arrêt de la Cour d’appel condamnent nettement la mère au torts exclusifs malgré les saloperies tentées par la belle-famille dans ses attestations pour éradiquer le père. Néanmoins, la garde de l’enfant que chacun des parents demande et l’exercice de l’autorité parentale sont accordés exclusivement à la mère. Belle morale !

Où est l’intérêt de l’enfant ? Au lieu d’être élevée par son père, entourée de ses deux grandes sœurs, la petite fille est confiée à la mère coupable qui a aussi un jeune garçon né de père inconnu.

Notre fondateur comprend que pour obtenir quelque droit d’aimer et d’élever sa fille, c’est tout le système social et judiciaire, immoral, imbécile, cruel et discriminatoire, qu’il faut réformer et faire plier.

SOS PAPA est créée. Le père se pourvoit en Cassation pour l’exercice de l’autorité parentale. L’année suivante, en février, la Cour de cassation rejette la requête mais en fait, dès janvier, l’exercice en commun de l’autorité parentale est rétabli par une requête commune des deux parents auprès d’un juge aux affaires matrimoniales de province. La mère a en effet été influencée et convaincue par une amie magistrate intelligente (il en existe). Qui détient alors le pouvoir absolu ? La mère ou la Cour de cassation ridiculisée ?

Quelques années plus tard, quand elle atteint l’âge de dix ans, la petite fille demande à vivre avec son père et ses sœurs. Il faudra encore trois ans de procédures jusqu’en Cour d’appel, l’insistance de l’enfant et de multiples incidents pour que cela se fasse malgré l’obstruction judiciaire. Après 18 ans de séparation, il faudra encore une autre procédure judiciaire pour obtenir une pension alimentaire de la mère. Plusieurs avocats se sont également enrichis grâce à cette affaire sur une période de 20 ans.

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 Dès que SOS PAPA évoque la souffrance des pères séparés de leurs enfants et tente d’expliquer et de révéler les mécanismes perfides de la société et des institutions qui les maintiennent dans un état de sous-parent, ils sont traités de paternalistes, d’anti-féministes, voire de facistes.

Le "paternisme" démocratique et égalitaire que nous défendons reconnaît et approuve le féminisme démocratique et égalitaire, mais pas un certain féminisme déviant, une espèce de maternalisme paternophobe et totalitaire qui, bien que minoritaire, semble encore dominant, notamment dans certains média et associations extrémistes.