Juillet 2006
Archives SOS PAPA
Prémonitoire et toujours d'actualité :
La 1° déclaration, fondatrice de l'Association
EDITO


par Michel Thizon
fondateur

Paru dans le magazine "SOS PAPA"   n° 1  de  janvier   1991

NAISSANCE DE SOS PAPA

Quelques pères, divorcés ou non, confrontés à des problèmes dûs à de graves anomalie de la société française, ou inquiets de son évolution, se sont réunis pour créer une association qui puisse être un centre d'analyse et de réflexion et un organisme actif de promotion et de défense de principes fondamentaux indispensables à toute société humaine.

Cette volonté a pour origine quelques constats objectifs:
- La société évolue rapidement; comme évoluent les techniques, les moeurs ou le système des valeurs.
- Les fondements universellement reconnus de toute société humaine que sont le respect des droits individuels, les valeurs morales et humaines, la famille, sont bouleversés, souvent contestés, parfois attaqués de front.
- La structure sociale se délite et ses principes s'affaiblissent, sans que ne se dessine une structure ni des principes de remplacement.
- La prise de conscience ne se fait pas de la mutation en cours et de l'absence d'objectifs d'une société dont le parcours devient incertain et va bientôt tenir moins de la civilisation que d'une barbarie moderne.

L'avenir d'une société reposera toujours sur ses enfants, selon les termes de la loi universelle de la nature. Encore faut-il qu'avant d'être adultes ceux-ci aient l'occasion de prendre à leur compte des principes fondamentaux et des valeurs que leurs parents, par l'attention qu'ils leur portent et l'éducation qu'ils leur dispensent l'un et l'autre, sont seuls à même de leur faire découvrir vraiment. La relation égalitaire continue et paisible d'un enfant avec chacun de ses deux parents, séparés ou non, est donc essentielle.

L'importance primordiale de la famille, du respect des droits et des devoirs individuels au sein de celle-ci, de l'égalité des droits du père et de la mère, est d'ailleurs clairement mise en évidence dans des textes récents comme la Convention Relative aux Droits de l'Enfant (O.N.U.), les protocoles de la Convention de Sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales (Conseil de l'Europe) ou encore la Déclaration des Droits de la Famille (par 7000 associations familiales françaises).

Or la structure familiale de la société française est bien en train de se désagréger, affaiblissant d'ailleurs notre civilisation par rapport à d'autres qui commencent à se substituer à elle; civilisations dans lesquelles la cellule familiale est l'élément de base de l'édifice social. Nous pouvons nous demander ce qui participe à cette dégradation pour en interrompre le processus.

Il est assez clair que l'affaiblissement excessif en France du lien juridique père-enfant, pour ne pas dire sa disparition, a entraîné des effets secondaires insoupçonnés et néfastes. Au taux actuel des divorces et des séparations ce sont déjà près d'un tiers des familles qui sont directement concernées, soit 1.500.000 enfants. L'empêchement à une telle échelle de l'exercice naturel de l'influence paternelle, traditionnellement pondératrice et protectrice, a une incidence sur l'ensemble de la société et est une des causes fondamentales de son déséquilibre. L'autorité judiciaire, placée tout en haut de la pyramide du pouvoir civil, possède à ce titre une responsabilité majeure.

 


La justice dont la mission première était d'assurer la défense de la société et de la famille, qui aurait pu au moins amortir les à-coups de sa mutation par la gestation de règles nouvelles et adaptées, est devenue au contraire le principal outil de la désagrégation sociale. Par la minimisation systématique notamment de ce lien vital père-enfant, au mépris insensé, et très cruel au plan affectif, des droits du père et de l'enfant. Pour qui a eu à fréquenter les tribunaux français; ce n'est que légitimations d'enlèvements des enfants par la mère, répudiations du père entérinées, suppressions systématiques de l'autorité parentale du père dans les cas conflictuels, obstruction aux plaintes du père pour non représentation d'enfant, incitations - par les décisions prises - au divorce féminin et au sabotage de la relation affective de l'enfant avec son père, garde des enfants systématiquement refusée au père quels que soient les moyens de la mère et son aptitude éducative. Certains comportements judiciaires ne correspondent pas aux attentes du peuple français au nom duquel les jugements sont encore donnés ! ni même d'ailleurs au contenu de la loi française !

La féminisation majoritaire, aujourd'hui réalisée et encore croissante, du monde judiciaire ne semble pas avoir fait évoluer la situation dans le sens souhaitable. Les rares statistiques connues confirment les tendances inégalitaires des décisions de justice.
La justice française entraîne notre société vers un délabrement à son image.
Il est vital d'enrayer une décadence qui n'est absolument pas fatale.

S.O.S. PAPA se donne pour objectifs d'informer ses adhérents sur les réalités de la situation judiciaire et sociale en France, de conduire des réflexions de fond, sans tabou ni fausse pudeur, et sans complaisance, de diffuser ses positions et d'engager des actions pour que les pères, séparés ou non encore séparés de leurs enfants, puissent toujours vivre une relation affective normale avec ceux-ci et leur préserver un avenir satisfaisant.

Rappelons les buts statutaires de l'association:   
- la défense des droits des enfants, des pères et de la famille,
- la préservation du rôle essentiel du père dans la famille,
- la préservation du rôle de la famille dans la société moderne,
- la lutte par tous les moyens légaux ou licites contre les facteurs qui, de façon directe ou indirecte, tendent à détruire ou amoindrir la famille en France,
- l'assistance aux pères et aux enfants en difficulté ou séparés de façon abusive,
- la sauvegarde et la défense des liens juridiques et affectifs père-enfant,
- la surveillance et l'exigence du respect des engagements internationaux pris par la France en matière de droits de l'homme, de l'enfant, des pères et de la famille.

. . . Souhaitons à S.O.S. PAPA, une influence et une efficacité telles que soient établis en France les droits des enfants et des pères.

 

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