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Témoignage n° 5

 

A 20 ans j’étais papa d’un petit garçon que sa mère n’avait pas voulu garder. Je me suis battu, j’étais sur Paris, le seul moyen de le garder était de partir de la région parisienne.

Précisons que a cet époque (je n’ai que 35 ans) il n’y avait déjà aucune structure pour les pères avec des enfants.

Arrivé en Bretagne je reconstruis ma vie.

La femme que j’épouse étais alcoolique mais je me suis accroché.

Sur ces faits elle a été emprisonnée pour maltraitance à enfant. Je n’ai jamais cessé de m’occuper de mes enfants.

Devant les difficultés de mes deux petits de 9 et 11 ans, l’école m’a dit que les structures actuelles n’etaient pas adaptées à leur situation.

J’étais déjà suivi par une AEMO (action éducative) ordonnée par le tribunal.

Arrivé au mois de juin : rien. Je m’inquiète pour l’avenir de mes petits, j’appelle les éducs. Je leur demande de bouger, sur ce ils trouvent une école. Ecole parfaite mais, … au bout de six mois on me dit " Monsieur, une seule possibilité pour que vos enfants restent, un placement ASE. " j’étais choqué, meurtri mais pour le bien de mon enfant j’ai accepté ce qui au départ ne m’avait jamais été expliqué.

Pourquoi vous dis-je cela ? Pendant des années je me suis battu, ils m’ont forcé a baisser les bras... Dernièrement mon petit Kevin informe l’école que son grand frère l’ennuie le w.e. Résultat : la garde de mes deux petits m’a été retirée " PROVISOIREMENT " ! Que veut dire provisoire quand on sait ce que paie la DASS pour un enfant au sein d’une telle école ?

Jamais on ne propose au parent en difficultés un salaire d’appoint. On préfère payer des fortunes a des institutions pour s’en occuper a leur place. Où est là-dedans le droit et le bonheur de l’enfant ?

C’est une bonne manière d’auto-financer l’Etat. Si mon histoire vous intéresse venez, j’en ai bien d’autres a vous apprendre.

 

2002 - Mr P.