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Témoignage n° 16

 

J’habite à Ermont (95) et j’ai divorcé il y a un peu plus de deux ans. Mon Ex est partie à Montluçon (Allier) avec mon fils Alix. Le juge aux affaires familiales m’a accordé un droit de visite d’une fois par mois au sein d’une association (Parentèle).

La responsable a limité ce droit de visite à deux heures seulement, prétextant le bas âge d’Alix. Ces visites ont duré pendant deux ans et demi.

Je n’avais même pas le droit de sortir avec mon fils à l’extérieur de l’enceinte de cette association. Je me rappelle m’être fait sermonner parce que j’avais eu le malheur de l’amener jusqu’à mon véhicule pour le lui faire voir, sans aucune mauvaise intention de ma part.

Plusieurs fois, j’ai demandé une petite extension de temps (une demi-heure) de ces visites mais j’ai toujours eu des refus malgré mon éloignement de Montluçon (10 heures de route aller-retour).

De plus, cette même responsable a affirmé qu’Alix pleurait souvent pendant les visites et qu’une étude avait été faite auprès d’une psychologue-thérapeute familiale (sans préciser son nom bien sûr) indiquant qu’il y aurait problème sur son développement futur si cette situation se prolongeait. Tout ceci n’est que mensonge grave. En réalité, il est clair qu’elle a pris parti pour la mère.

Je n’ai pas vu ALIX depuis plus de 6 mois car sa mère a quitté son nouveau domicile conjugal sans m’indiquer sa nouvelle adresse, malgré les six plaintes que j’ai déposées. Je n’ai pu lui remettre les cadeaux pour l’anniversaire de ses quatre ans.

J’ai demandé une révision de mes droits de visite et j’attends le jugement prochainement. Mais je sais que j’aime mon fils très fort malgré toutes les difficultés que je dois affronter. D’autres papas, tout comme moi, ne voient plus leur enfant. Je pense tout spécialement à celui qui n’a pas vu sa fille depuis un an, qui a bien de la peine à suivre la trace de son ex qui déménage sans arrêt et qui a même affirmé qu’il était décédé. Honte à toute ces mères indignes!

Pour ma part, on m’a volé quatre années de mon existence.

1999 - Gérard B.