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Témoignage n° 19

 

Je vous informe que j’ai obtenu la garde de mon fils de 5 ans par ordonnance du 9 mars 2000 du JAF du Tribunal de grande instance de Grasse.

Selon toute apparence le juge s’est appuyé sur le rapport d’enquête sociale qui citait notamment :

«Nous avons affaire ici à ce que nous avons pris l’habitude de nommer un «nouveau père», c’est à dire un père présent à tous les niveaux, tenant à la perfection le rôle qui était autrefois reconnu uniquement aux mères»,... «Il m’est particulièrement difficile d’imaginer que cette maman n’aie pas la garde de son fils, et pourtant, pour le bien de Clément il paraît plus sage de confier l’enfant à son père …»

La mère n’avait aucun argument à mettre en avant, sinon qu’elle est la mère. Si le JAF avait donné la garde à la mère, ç’aurait été uniquement par principe, ce que j’aurais trouvé inacceptable.

Je tiens cependant à adresser mes remerciements et mon soutien à SOS PAPA pour les justes conseils prodigués tout au long de ces longs mois.

Je tiens surtout à adresser à tous les pères désireux d’être présents et non pas occultés vis à vis de leurs enfants, de se battre sans relâche pour que ceux-ci ne soient pas privés d’un père.

Rien ne se fera si les pères ne se bougent pas. Il faut y croire puisque apparemment tout est possible.

Il y a trois choses que je déteste plus que tout : le fatalisme, l’arbitraire et mon fils quand il pleure.

Le père de Clément.

2000 - Christian L. (Alpes maritimes)