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Témoignage n° 29

 

La plus belle chose qu’une mère puisse donner à son enfant : c’est un père ! Son père !

Celui qui représente la force, l’autorité, la protection, la douceur et la tendresse; aussi intenses mais différentes de celles de sa mère.

Le père ne débute pas son rôle le jour de la naissance, il le commence à l’instant où il fait un enfant à une femme. Et déjà là, il est souvent spolié car il l’apprendra toujours après la mère.

Ensuite, si la mère aime déjà son enfant pour lui-même, elle lui fera partager tout le précieux de l’évolution de la maternité.

Sans aller vers le cas extrême où la mère "fait un enfant toute seule", le père, qui se sent exclu de la grossesse de sa femme, doit savoir, non pas "s’imposer", ce qui impliquerait une notion de gèneur mais tout simplement savoir prendre sa place, car elle est unique.

Le cliché traditionnel du "Rien ne remplace une mère" (publicité actuelle de Mac Donald) contribue à diminuer le rôle du père.

"Rien ne remplace un père non plus", et surtout pas une mère !

Aujourd’hui, les hommes se battent pour faire valoir leurs droits, comme jadis les femmes se sont battues pour être "l’égale de l’homme". C’est encourageant, elle ont bien fait avancer les choses...

Mais certaines voudraient même remplacer l’homme. Quel désordre! Les valeurs familiales ont diminué à vue d’oeil et qui en a payé le prix ? L’enfant.

En justice, on donne encore trop souvent aveuglément raison à la mère, par habitude. Même processus que les droits seigneuriaux à une autre époque. Mais c’est en se battant que les lois ont changé.

Quand y aura-t-il réellement une loi qui punisse sévèrement la mère qui aura "amputé" son enfant de son père ?

(...) Comment un enfant devenu adulte ne pourra-t-il en vouloir à celle qui l’aura utilisé comme un vulgaire objet ? Tantôt un bouclier, tantôt une bombe à retardement, tantôt une arme de vengeance ?

Quand y aura-t-il une loi qui punisse la mère qui utilise son enfant pour en tirer profit ? N’est-ce pas une forme de prostitution de son enfant ?

Toutes les femmes ne sont pas à mettre dans le même panier. Les associations de plus en plus nombreuses à soutenir la détresse des pères qui souffrent de l’absence d’un enfant seront, j’en suis certaine, soutenues par des femmes qui les comprennent. car chaque fois qu’un homme pleure en pensant à ses enfants, il y a souvent une femme qui pleure à ses côtés. (...)

2000 - Mme Dominique R. (60)