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Témoignage n° 31

 

La JAF du tribunal de DAX avait confié au père la résidence principale de ses deux enfants. Dans une pirouette magistrale, ce même juge, six mois après, fixait la domicilia-tion des enfants chez la mère... en Grande-Bretagne, sans que le père (français) n’ait démérité dans ses capacités éducatives.

Sans doute pour contrebalancer cette mesure en faveur de la mère qui diluera inexo-rablement le lien des enfants avec le père du fait de l’éloignement géographique imposé, cette même JAF a refusé la prononciation du divorce revendiqué par la mère, pour insuffisance de motifs.

On peut mesurer l’angoisse de ce père lorsque l’on sait qu’en France 90 % des plaintes pour non-représentations d’enfants ne sont pas suivies d’effet et que cette proportion grimpe à 100 % dans les relations internationales. Malgré la Convention internationale de La Haye dont la France et la Grande-Bretagne sont signataires, ladite Convention n’est jamais appliquée du fait de l’absence de sanction pécuniaire pour les pays violeurs de ce traité.

A l’Ecole Nationale de la Magistrature de Bordeaux, on enseigne pourtant aux élèves, espèrons-le, que l’autorité parentale conjointe représente une égalité de droits et de devoirs pour chacun des parents à l’égard des enfants.

Que reste-t-il de cette théorie en ramenant arbitrairement à quatre droits d’hébergement annuels hypothétiques la relation du père et des enfants. Malheureusement, cette magistrate se croit peut-être en conformité avec le Code civil en décidant, au nom du Peuple Français comme si les pères ne faisaient plus partie de ce peuple.

Trop de JAF, insuffisamment formés appréhendent leur fonction et leur pouvoir comme un hochet, ignorant que leurs décisions fantasques meurtrissent des enfants et des parents.

 

2001 - Georges M.   Pyrénées Atlantiques