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Témoignage n° 43

 

Après toutes ces souffrances lues, je voudrais tout de même apporter une note d'espoir. Il faut continuer à se battre, voilà un "combat" qui en vaut le coup.

Je fais partie de tous les petits pourcentages qui apparaissent dans les statistiques de la Justice et je me suis battu pour ça. Mais j'ai été aidé par des femmes et les JAF devant lesquels je suis passé ont été des femmes.

J'ai sans doute eu de la chance mais j'ai été confronté à des JAF libérées des carcans habituels, qui n'ont eu pour soucis que l'intérêt de l'enfant.

En quelques mots mon histoire : en 1999, quelques mois après la naissance de notre fille, mon ex, me quittait dans des conditions dignes d'un film...Aprèsl'ONC qui fixait le domicile principal de notre fille de 9 mois chez son papa, suivirent 3 années de procédure (TGI, cour d'Appel) qui ont toujours confirmé les mesures provisoire de l'ONC. C'est donc depuis 5 années que j'élève ma fille.

Je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie de ceux qui ont été privés de ce bonheur, mais il ne faut jamais baisser les bras devant une chose à laquelle on croit.

Continuez ce combat, les papas ne sont pas uniquement des géniteurs et réussissent
aussi bien qu'une maman l'éducation, l'instruction, l'épanouissement  d'un enfant même si l'enfant est une fille. Je sais bien que rien n'est définitivement acquis et qu'il suffit de peu de chose pour que tout bascule mais je reste activement positif.

Continuez d'y croire.

2004, Philippe, (Besançon)