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Témoignage n° 45

 

Je suis le papa d'un garçon de 6 ans, dont j'ai la garde. Je fais partie des 8%.

Sa mère a de sérieux problèmes psychiatriques. Malgré un internement, en 2000, le JAF lui a confié la garde provisoire et a ordonné une expertise. L'expertise déposée quatre mois après concluait sans ambiguïté que la garde lui fût retirée, tout en lui laissant un droit de visite étendu. Evidemment c'est la mère…

Ma première demande de garde remonte à 2000, alors que l'enfant avait deux ans. Je l'ai obtenue en 2002 après que la mère eut employé tous les artifices de la procédure pour ralentir la justice, espérant ainsi  rendre " de fait " la garde provisoire qui lui avait été accordée.

Miraculeusement cela n'a pas marché pour elle et l'avis des experts a été suivi. Mais que de mauvais sang, que de mensonges, que d'inquiétudes, sans parler des honoraires astronomiques des avocats.

En août 2002, mon fils est parti en vacances chez sa mère, puis il l'a vue un week-end de trois jours les 1er, 3ème et 5ème week-ends du mois.

Chaque remise de l'enfant était un enfer.

En novembre 2002, la mère a déposé plainte pour, je vous le donne en mille : agression sexuelle.

La brigade des mineurs a enquêté, m'a blanchi, en notant au passage que la mère de mon fils avait de sérieux problèmes. Le Parquet a classé. J'ai eu la chance que d'autres n'ont pas eue car j'aurais pu finir en tôle.

Mais je savais que cela ne s'arrêterait pas là. La logique de la mère voulait évidemment que si l'enfant était en danger, elle dût le sauver. J'étais donc certain qu'au droit de visite de Noël, je ne le reverrais plus.

J'ai donc saisi un JAF, j'ai été débouté, bien que la mère de l'enfant ait dit clairement devant ce JAF qu'elle l'enlèverait pour le sauver. J'ai saisi un juge des enfants qui s'est déclaré incompétent. Pourtant il y avait bien danger. J'ai alerté le Parquet, personne n'a bougé.

Et ça n'a pas raté, le 28 décembre 2002, mon fils était enlevé.

Je passe sur les péripéties, la mère est allée se réfugier à l'étranger et a fini par revenir et rendre l'enfant après avoir fait … un jour de prison. Les grands-parents maternels complices n'ont même pas été inquiétés.

A cette occasion, j'ai appris que TOUS les droits de visites que mon fils avait passé avec sa mère d'août à décembre 2002 avaient été consacrés à des visites chez des psys et pédo-psys pour démontrer qu'il était abusé sexuellement.

Mon fils est donc revenu vivre avec moi en mars 2003. Cette fois le même JAF, furieux de s'être fait posséder a ordonné que les droits de visites soient médiatisés, et qu'une nouvelle expertise soit conduite.

Cette expertise a conclu que les droits de visites devaient continuer à être médiatisés, que la mère serait bien avisée de suivre une thérapie et qu'il faudrait maintenant laisser cet enfant tranquille. Plus de psys, plus d'expertise : la paix et la normalité.

Mais ce n'était pas fini. Voilà que le Juge des Enfants (ce n'est pas le même que le JAF), celui-là même que j'avais contacté quand il y avait péril en la demeure et qui s'était déclaré incompétent, entre en scène en mai 2003 et, soudain compétent, ordonne une expertise clinique de l'enfant " pour vérifier la notion de danger ".

Il confie cette nouvelle expertise à une obscure association dirigée par une obscure psychologue qui œuvre dans une chambre de bonne à la Bastille.

Immédiatement celle-ci veut se lancer dans une médiation familiale et n'en démord pas. Mais comment peut-on envisager une médiation familiale, quand la mère persiste et signe dans des accusations ignobles. Cela ne fait rien, l'obscure psychologue poursuit. J'ai beau lui faire valoir que mon fils en assez subi, elle ne veut rien savoir. Elle se décrit comme une sorte de contre-experte, nommée par le Juge des Enfants, plus puissante que le JAF (sic).

Tout ceci se termine au clash quand elle exige de voir l'enfant avec la mère pour " qu'il explique devant sa mère où il veut vivre et comment il conçoit l'avenir ". Cela ne s'invente pas ! Du haut de ses cinq ans, il devrait ainsi décider de son existence en prenant parti pour un de ses parents devant sa mère qui l'a enlevée.

J'ai refusé et on imagine le rapport abominable que cette obscure psychologue a commis, prenant fait et cause pour la mère, relayant ses accusations les plus délirantes et me traînant dans la boue.

Nous revoici avec mon fils, sa mère et la psy devant le Juge des Enfants qui, coup de chance, a changé entre-temps. Celui-ci ne voit pas du tout les choses de la même manière : il estime la médiation impossible, l'enfant bien traité et décide de clôturer le dossier au grand dam de la mère qui voulait multiplier AEMO et autres expertises.

La mère de mon fils a évidemment fait appel et a été déboutée en juillet 2004.

Aujourd'hui, en octobre 2004, mon fils va bien, il est en CE1, mais ce n'est pas fini. Ce ne sera jamais fini. Sa mère continue les procédures judiciaires à bon compte puisqu'elle utilise l'aide juridictionnelle.

Quand je suis épuisé, je regarde une petite voisine dont la mère a aussi des problèmes et dont le père n'ose pas demander la garde. Elle a 9 ans et ne va vraiment pas bien. Si je n'avais rien fait, mon fils serait peut-être comme elle.

Question : pensez-vous que si les rôles avaient été inversés, moi le père interné, traînant mon fils chez les tous les médecins possibles, proférant des accusations délirantes contre la mère, enlevant l'enfant pendant trois mois à l'étranger, j'aurais encore le droit ne serait-ce que de le regarder et de continuer à ester en justice contre sa mère ? Serais-je seulement d'ailleurs en liberté ??

Pas de regret. Mon petit bout vaut bien ça.

Courage à tous.

2004 - Jean F (Mantes)